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La QOGI confirme son intérêt pour quantifier les émissions de méthane

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Plusieurs études indépendantes ont évalué l’imagerie optique quantitative des gaz (QOGI) en laboratoire et sur le terrain. Elles confirment son potentiel pour détecter et quantifier les fuites d’hydrocarbures.

L’imagerie optique quantitative des gaz (QOGI) fait l’objet de plusieurs évaluations indépendantes destinées à mesurer ses performances pour la détection et la quantification des émissions fugitives. Les travaux cités par Teledyne Flir couvrent des rejets contrôlés, des essais en conditions extérieures et des opérations pétrolières et gazières réelles.

Une étude financée par Concawe et menée par le centre de recherches Vito en Belgique a notamment comparé un premier système QOGI à la méthode 21 sur 61 rejets d’hydrocarbures contrôlés. La QOGI a détecté l’ensemble des fuites, avec une erreur moyenne de quantification de 6 %, contre 31 % pour la méthode 21. Les auteurs ont également relevé de meilleures performances lorsque l’écart de température entre le gaz et le fond atteignait au moins 5 °C.

D’autres essais ont toutefois mis en évidence l’influence des conditions de mesure. Lors d’une campagne menée à Saragosse, les résultats de la QOGI se situaient généralement dans un facteur trois des débits réels. Le vent, le fond observé, l’importance du rejet, la configuration du système et la technique de l’opérateur pouvaient affecter la précision.

Ces paramètres ont également été observés lors de l’Alberta Methane Field Challenge, réalisé sur environ 50 sites pétroliers et gaziers. La QOGI y a permis un dépistage rapide des émissions et affiché une erreur agrégée de 18 %. Une étude menée au METEC de la Colorado State University a, pour sa part, montré que 75 % des 357 quantifications réalisées se situaient dans un facteur trois des débits réels.

Ces résultats soulignent donc l’intérêt de la QOGI pour les programmes de détection et réparation des fuites (LDAR) et de mesure, déclaration et vérification (MRV), tout en rappelant que ses performances dépendent des conditions environnementales, de la configuration et de la formation des opérateurs.

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